La Topographie interne du M.
par J.C. Menu
édité aux Requins Marteaux

1994

La publication de "Périphéries", à l'Association, est à l'origine de ce livre. À sa lecture l'idée m'est venue de faire pareil au sein du magazine dont j'assure la mécanique générale, j'ai nommé le fleuron de la presse informatique : SVMMac. Faire pareil c'était publier un livre réalisé par l'Association autour d'un thème donné : le Macintosh. Le dit ouvrage étant diffusé avec le magazine. Ouais, super génial !

L'idée fut applaudie à quatre mains par la rédaction et illico mise au panier par les monolithiques hommes en gris du markeuting, non pas que les bien nommés fussent allergiques à la bande dessinée, ou à l'idée qu'ils s'en font, mais voilà, soyons clairs : ça coûte et ça rapporte rien.

Après moults luttes, tout le monde tombera d'accord pour le faire à moindre frais. Le livre fera donc deux pages et sera publié directement dans SVMMac. D'ac, super génial quand même.

La commande est lancée, une page pour Lewis Trondheim et une pour Jean-Christophe Menu qui commence "Mon Mac et moi". Titre repris à la volée par Lewis qui fera "Leurs Mac et eux", mais c'est une autre histoire.

Après deux publications, Jean-Christophe se dit que tout ça est bien gentil mais ne fera pas 50 pages. Il faut une autre piste.

Allez savoir quel phénomène, repas mal digéré ou souvenir de cantine, le poussera à remplir son Mac de Knacki Herta ®, rebaptisées pour l'occasion, les Octets.

Tels des Schtroumfs punks le petit peuple vivra ses aventures, connues sous le nom de "Topographie interne du Macintosh", jusqu'à la planche 17 des grandes vacances de 1996. Première coupure de 6 mois pour cause de fatigue générale du géniteur. Intermède assuré au pied levé par Stanislas puis Jochen Gerner associé à Diego Aranega. Pour se venger de ne rien comprendre aux scénarios de Diego, le rédacteur en chef de l'époque me demande de faire disparaitre la page de Bande Dessinée. Toujours obéissant et respectueux de la hiérarchie je préfère rappeler Jean-Christophe Menu. Et hop ! Ca repart en février 1997. Pour l'occasion le magazine sera truffé d'Octets en liberté dans toutes ses pages, faisant flipper à mort le chef de la rubrique PAO (salut Edward) qui trouve insupportable qu'on ait glissé des monstres dans ses pages sans lui demander la permission. Paix à son âme de crétin.

 

novembre 1997

La revue est rachetée par un consortium hollandais rempli ras la gueule d'hommes en gris. Le chef de la meute feuillette le torchon qu'il vient de payer une fortune à ces cochons de français et tombe sur la "Topo", pourtant bien cachée au fond du journal. Il s'écrie alors : BUT, WHAT'S THAT ?

Et hop, seconde coupure.

Le temps passant, je profite d'une nouvelle formule éditoriale pour faire revenir la bande dessinée à bord avec Lewis Trondheim.

 

septembre 2001

Suite à un manque totale de vigilance, les "Octets" reviennent par la porte du fond et s'installent en alternance avec le "MacMan" de Stanislas.

 

décembre 2002

Nouvelle descente en règle du markeuting contre LA page qui coûte et ne rapporte rien. Comme tout va mal pour le libéralisme, les actionnaires du fond de la pension ont besoin d'être rassurés. Pour se faire, un seul moyen vraiment efficace : Virer les Octets et les remplacer par une page de pub.

Vainqueur : le gris / perdants : les lecteurs.

Le série s'arrête définitivement.

 

2005

Même pas mal ! Déguisé en faux Directeur Artistique je passe de fausses commandes à Jean-Christophe Menu pour qu'il dessine les pages manquantes. Et même si ça prend du temps, ça marche !

 

2007

Malgré la sueur, malgré le sang, malgré la poussière et malgré les larmes, le livre existe quand même chez Les Requins Marteaux.

Car ici point d'hommes en gris.

Et ouais.

Christophe Bouillet

 

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